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Meilleur site pour investir en bourse en 2026 : comparatif par profil

Dirigeant comparant les meilleurs sites pour investir en bourse sur écran d'ordinateur

En 2026, les meilleurs sites pour investir en bourse depuis la France sont Trade Republic et XTB pour un PEA sans frais récurrents, DEGIRO pour un compte-titres ordinaire à frais réduits, Revolut pour débuter depuis son application bancaire, Fortuneo et Saxo Banque pour la fiabilité bancaire, Interactive Brokers pour l’investisseur exigeant et eToro pour le multi-actifs. Le choix dépend du profil : un débutant privilégiera Trade Republic, Fortuneo ou Revolut, un investisseur ETF passera par XTB ou DEGIRO, un trader actif s’orientera vers Interactive Brokers ou Saxo. Pour un dirigeant qui souhaite placer la trésorerie de sa société, la logique change radicalement : c’est le compte-titres au nom de la SASU ou SAS qui s’impose, avec une fiscalité à l’impôt sur les sociétés.

Les critères essentiels pour choisir son site de bourse

Le choix du meilleur site pour investir en bourse repose sur cinq critères techniques non négociables : l’agrément AMF ou ACPR (ou un passeport européen valide), la grille tarifaire réelle (courtage, garde, change), la gamme de produits accessibles (PEA, ETF, actions internationales), la qualité du reporting fiscal et la solidité de la garantie des dépôts. Tout le reste — l’ergonomie, le service client, les bonus de bienvenue — est secondaire.

La régulation est le premier filtre. Pour commercialiser ses services en France, un courtier doit détenir un agrément AMF ou ACPR, ou un passeport européen issu d’un régulateur de l’Union, vérifiable sur le registre Regafi. Selon les données de l’Autorité des marchés financiers, 445 sites ont été ajoutés à la liste noire de l’AMF entre janvier 2023 et février 2026, dont 174 dans le Forex et 171 dans les crypto-actifs.

Les frais déterminent la rentabilité long terme bien plus que la performance brute. Une étude classique montre que sur 30 ans, 1 % de frais annuels en moins peut représenter 25 à 30 % de capital final supplémentaire sur un investissement en actions diversifié. La grille à scruter inclut le courtage, les droits de garde, les frais de change si l’on achète des actions américaines, les frais d’inactivité et le coût de retrait.

La fiscalité dépend de l’enveloppe. Le PEA est un Plan d’Épargne en Actions : une enveloppe fiscale réservée aux résidents français permettant d’investir en actions européennes avec une exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans de détention. Le compte-titres ordinaire (CTO) est soumis au prélèvement forfaitaire unique. Pour 2026, le PFU global passe à 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux) suite à la hausse de la CSG votée pour 2026.

Comparatif des 8 meilleurs sites pour investir en bourse en 2026

Le tableau ci-dessous synthétise les offres des huit plateformes dominantes en France. Les données proviennent des sites officiels des brokers et ont été vérifiées en mai 2026.

SiteRégulationPEACTOFrais ordre actionsDroits de gardeDépôt minimumProfil cible
Trade RepublicBaFin / ACPR (licence bancaire)OuiOui1 € fixe0 €1 €Débutant, épargnant régulier
XTBKNF / passeport AMFOuiOui0 € jusqu’à 100 000 €/mois0 €0 €Investisseur ETF, actions EU/US
DEGIROBaFin / AFMNonOui1 € sur Euronext Paris0 €0 €Investisseur CTO low cost
RevolutBanque de Lituanie / FCANonOui0 € (3 ordres/mois), puis 1 €0 €1 €Débutant, utilisateur Revolut
FortuneoACPR (banque française)OuiOui0 € sur 1er ordre < 500 €/mois0 €0 €Épargnant prudent, multi-bancaire
Saxo BanqueACPR (succursale française)OuiOuiVariable, dégressif0 €0 €Investisseur exigeant, multi-marchés
Interactive BrokersSEC, FCA, CBINonOui0,05 % (min 1,25 €)0 €10 €Trader actif, marchés internationaux
eToroCySEC, FCA, AMF (PSAN)NonOui0 % commission actions0 €50 €Investisseur multi-actifs, copy trading

Trade Republic a obtenu sa licence bancaire allemande en décembre 2023 et a lancé son PEA en janvier 2025 sur le marché français. XTB affiche 0 % de commission jusqu’à 100 000 € de transactions mensuelles ; au-delà, 0,2 % s’applique avec un minimum de 10 €. DEGIRO facture 1 € par ordre sur Euronext Paris. Revolut opère via Revolut Securities Europe UAB, supervisé par la Banque de Lituanie, et propose plus de 18 000 actions et ETF mondiaux avec des fractions d’actions dès 1 €. eToro affiche 0 % de commission sur les actions, mais applique un spread sur les devises et un frais de retrait de 5 USD.

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Meilleur site pour débuter en bourse

Pour un débutant qui investit moins de 500 € par mois et privilégie la simplicité, Trade Republic, Fortuneo et Revolut sont les trois options les plus pertinentes en 2026. Trade Republic pour son interface mobile minimaliste et ses plans d’investissement programmés gratuits. Fortuneo pour la sécurité d’une banque française régulée par l’ACPR. Revolut pour ceux qui souhaitent commencer à investir sans ouvrir un compte chez un courtier dédié, directement depuis leur application bancaire du quotidien.

Le débutant doit d’abord ouvrir un PEA avant un compte-titres ordinaire. Le plafond de versement est de 150 000 € pour le PEA classique et de 75 000 € supplémentaires pour le PEA-PME. Après 5 ans de détention, les retraits sont exonérés d’impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % (taux 2026) restent dus. Revolut ne propose pas de PEA — c’est son principal défaut pour un investisseur français à long terme.

La meilleure stratégie pour débuter consiste à investir une somme régulière sur un ETF MSCI World ou S&P 500 via un plan programmé. Cette méthode, appelée DCA (Dollar Cost Averaging), lisse le prix moyen d’entrée et neutralise le risque de timing. Sur Trade Republic, ces plans sont gratuits. Sur Fortuneo, le premier ordre du mois sous 500 € l’est également. Sur Revolut, les 3 premiers ordres du mois sont gratuits sur le plan Standard.

Actions fractionnées : investir en bourse dès 1 €

Un frein classique pour les débutants est le prix unitaire des grandes actions. Une action LVMH dépasse 600 €, une action Hermès avoisine 2 600 €. Les actions fractionnées (ou fractions d’actions) permettent d’acheter une fraction d’une action pour une somme aussi faible que 1 €. C’est l’une des innovations qui a démocratisé l’investissement en bourse ces dernières années.

Parmi les plateformes du comparatif, Revolut et eToro proposent les fractions d’actions les plus accessibles dès 1 €, sur un catalogue large (18 000+ titres pour Revolut). Trade Republic permet également les fractions sur ses plans programmés. XTB propose des fractions sur les actions US depuis son application.

Pour un débutant avec 50 € par mois, les fractions d’actions permettent de constituer immédiatement un portefeuille diversifié sans attendre d’avoir accumulé plusieurs centaines d’euros — un avantage pédagogique et pratique significatif.

Les pièges à éviter pour un débutant : ouvrir un compte chez un broker proposant majoritairement des CFD (contracts for difference), céder à la tentation du trading court terme, et ignorer le formulaire 2074 lors de la déclaration fiscale. Selon les avertissements obligatoires des courtiers européens, entre 61 % et 75 % des comptes d’investisseurs particuliers perdent de l’argent en tradant des CFD.

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Meilleur site pour investir en ETF

Pour un investisseur axé ETF passifs (MSCI World, S&P 500, Stoxx 600), XTB est le site le plus compétitif sur PEA en 2026, suivi de Trade Republic et DEGIRO sur compte-titres. XTB propose 0 % de commission jusqu’à 100 000 € mensuels et un univers de plus de 1 400 ETF, dont une sélection éligible PEA.

DEGIRO conserve une force structurelle sur le compte-titres : la plateforme propose une sélection d’ETF dits “core” à 1 € de frais administratifs par ordre, sans commission, ce qui en fait l’un des courtiers les moins chers d’Europe sur ce segment. La contrepartie : pas de PEA chez DEGIRO, donc fiscalité au PFU 31,4 % en 2026 sur les plus-values.

Trade Republic permet d’investir via plans programmés à 0 € sur plus de 2 500 ETF, dont la gamme iShares, Amundi et Xtrackers. La plateforme prélève toutefois un spread implicite sur les ordres au marché, particulièrement en dehors des heures de cotation Xetra principales.

Le critère décisif pour un investisseur ETF long terme est l’éligibilité PEA. Un ETF synthétique répliquant le MSCI World ou le S&P 500 (Amundi, Lyxor) peut être logé dans un PEA, ce qui réduit la fiscalité finale de 31,4 % (PFU CTO) à seulement 18,6 % (prélèvements sociaux PEA après 5 ans).

Meilleur site pour trader activement

Pour un trader actif qui exécute plusieurs ordres par semaine sur des actions internationales, Interactive Brokers et Saxo Banque dominent le marché en 2026. IBKR pour la profondeur de marché (NYSE, NASDAQ, LSE, Xetra, HKEX, ASX), la qualité d’exécution et les commissions parmi les plus basses du secteur. Saxo pour l’environnement réglementaire français, le service client et la richesse des plateformes (SaxoTraderGO, SaxoTraderPRO).

Interactive Brokers affiche 0,05 % de commission avec un minimum de 1,25 € sur les actions Euronext, plus l’exchange fee de 0,13 €. La plateforme propose plus de 17 000 instruments et un accès à 90 places boursières dans 30 pays. Le seul vrai défaut : pas de PEA, donc fiscalité CTO uniquement, et une interface technique réputée austère pour les novices.

Saxo Banque applique des frais variables dégressifs selon le niveau de compte (Classic, Platinum, VIP). Pour un trader actif, les frais peuvent descendre sous 0,05 % sur les marchés européens et 0,01 % sur les marchés américains. Saxo applique néanmoins des frais d’inactivité de 100 € par an après 6 mois sans transaction, à anticiper si l’activité ralentit.

ProRealTime reste une référence pour l’analyse technique avancée et le passage d’ordres automatisés, accessible via Interactive Brokers, IG ou Saxo en pont API. Pour le trading systématique en Python, Interactive Brokers via l’API TWS reste le standard des fonds quantitatifs et family offices.

Copy trading et social trading : eToro en tête

Le copy trading est une fonctionnalité qui permet de répliquer automatiquement les positions d’un investisseur expérimenté dans son propre portefeuille, en temps réel et proportionnellement à son capital. C’est le principal argument de vente d’eToro, qui compte plus de 30 millions d’utilisateurs dans le monde.

Concrètement : si vous copiez un “Popular Investor” qui alloue 10 % de son portefeuille sur Apple et que vous investissez 1 000 € en copy trading, 100 € seront automatiquement positionnés sur Apple. Quand il vend, vous vendez.

Les risques à connaître avant de l’utiliser :

  1. Le biais de performance passée : un investisseur qui a bien performé sur 12 mois ne surperformera pas nécessairement les 12 prochains.
  2. L’effet de troupeau : quand un Popular Investor décide de vendre massivement, tous ses copiants vendent simultanément, ce qui amplifie les mouvements de marché.
  3. La perte de contrôle : les décisions sont déléguées à un tiers dont on ne connaît pas la stratégie complète ni la gestion du risque.

Le copy trading est une fonctionnalité pédagogique intéressante pour observer des stratégies d’investissement, mais elle ne remplace pas la compréhension de ce que l’on fait investir.

Robo-advisors : Yomoni et Nalo, l’alternative automatisée pour débuter

Un robo-advisor est un service de gestion d’actifs automatisée qui, sur la base d’un questionnaire de profil de risque, construit et gère un portefeuille d’ETF pour le compte de l’investisseur. Il n’est pas nécessaire de choisir ses titres ni de surveiller les marchés : le robo-advisor rééquilibre automatiquement le portefeuille en fonction des objectifs définis.

En France, deux acteurs dominent ce segment : Yomoni et Nalo. Les deux proposent des portefeuilles entièrement investis en ETF, avec une gestion sous mandat déléguée, disponibles en PEA, compte-titres et assurance-vie.

CritèreYomoniNalo
Frais de gestion1,6 % tout compris (gestion + ETF)1,6 % (dégressif selon capital)
Enveloppes disponiblesPEA, CTO, Assurance-vieCTO, Assurance-vie
Investissement minimum1 000 €1 000 €
Personnalisation10 profils de risquePersonnalisation par objectif
RégulationAMFAMF

Quand un robo-advisor est-il plus pertinent qu’un courtier classique ?

  • Quand l’investisseur n’a pas le temps ni l’envie de choisir et surveiller ses ETF
  • Quand l’horizon d’investissement est long (> 8 ans) et les besoins sont clairement définis (retraite, projet immobilier)
  • Quand l’enveloppe assurance-vie est prioritaire (Nalo excelle sur ce segment)

La limite principale est le coût : 1,6 % de frais annuels tout compris reste 16 fois plus élevé qu’un portefeuille d’ETF géré soi-même chez XTB ou Trade Republic (autour de 0,1 % de TER annuel). Sur 20 ans avec 200 € par mois, l’écart de capital final peut dépasser 15 000 €. Le robo-advisor se justifie donc surtout pour les profils qui valorisent la délégation totale et qui, sans cet outil, n’investiraient tout simplement pas.

Entrepreneur ou dirigeant : les spécificités à connaître avant d’investir

Un entrepreneur ou dirigeant de société (SASU, SAS, SARL, EURL) qui souhaite investir en bourse doit arbitrer entre deux logiques fiscalement et juridiquement distinctes : investir en nom propre via un PEA ou un CTO, ou investir via un compte-titres souscrit au nom de la société. Ce choix structure tout : la fiscalité applicable, la liquidité disponible et la stratégie de sortie.

Le PEA est strictement personnel. Il ne peut être ouvert qu’au nom d’une personne physique majeure domiciliée fiscalement en France, jamais au nom d’une société. Un dirigeant qui souhaite optimiser sa fiscalité personnelle ouvrira donc un PEA en nom propre, avec un plafond de 150 000 € et une exonération d’IR après 5 ans.

L’investissement en bourse via la trésorerie de la société suit une logique différente. Les gains réalisés (plus-values, dividendes) sont intégrés au résultat imposable de l’entreprise et soumis à l’impôt sur les sociétés : 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice imposable, puis 25 % au-delà. Cette logique peut être préférable à la flat tax 31,4 % si les fonds restent dans la société pour être réinvestis.

Le tableau ci-dessous compare les deux logiques pour un dirigeant qui dispose de 50 000 € à investir et qui réalise 10 % de plus-value annuelle.

CritèreInvestissement en nom propre (CTO)Investissement via SASU/SAS
PlafondAucunAucun (limite : trésorerie disponible)
Source des fondsRevenus déjà imposésTrésorerie excédentaire (déjà à l’IS)
Fiscalité des plus-valuesPFU 31,4 % (2026)IS 15 % jusqu’à 42 500 €, 25 % au-delà
Sortie vers le dirigeantPas d’imposition supplémentaireDividendes + PFU 31,4 %
ReportingFormulaire 2074 personnelComptabilité société (provisions, FIFO)
ComplexitéFaibleÉlevée (expert-comptable recommandé)

L’arbitrage fiscal n’est jamais évident. Si le dirigeant compte sortir les gains immédiatement vers son patrimoine personnel, le CTO en nom propre est souvent plus simple : un seul niveau d’imposition à 31,4 %. Si les gains ont vocation à être réinvestis durablement dans la société (autofinancement d’un futur projet, croissance externe), la fiscalité IS peut être plus avantageuse, surtout sous le seuil de 42 500 € de bénéfice où l’IS reste à 15 %.

Trois pièges techniques attendent le dirigeant qui investit via sa société. Premièrement, l’objet social doit autoriser la gestion de portefeuille mobilier, sans quoi l’opération peut être contestée. Deuxièmement, la comptabilisation des titres en FIFO et la constitution de provisions pour moins-values latentes exigent un expert-comptable maîtrisant les opérations sur titres. Troisièmement, certains courtiers refusent d’ouvrir un compte personne morale (Trade Republic, XTB, Revolut) tandis que d’autres l’acceptent (Saxo Banque, Bourse Direct, Interactive Brokers).

Sur ce segment personne morale, Saxo Banque et Interactive Brokers dominent. Saxo propose un compte société avec reporting fiscal compatible expert-comptable, accès à 50 000 instruments. IBKR offre un compte personne morale avec API, multi-devises et accès international, mais la procédure d’ouverture est plus exigeante (statuts, K-Bis, identité des bénéficiaires effectifs).

Impact des frais sur 10 ans : simulation chiffrée

Les frais récurrents (courtage, garde, change) ont un effet de capitalisation négatif majeur sur le rendement long terme. L’équipe Business Trendz a simulé l’évolution d’un investissement de 200 € par mois pendant 10 ans (24 000 € versés) avec un rendement brut annuel de 7 % sur 4 grilles tarifaires distinctes. Les hypothèses : 1 ordre par mois, ETF en euros (pas de change).

CourtierFrais courtage / ordreFrais garde annuelsCoût total 10 ansCapital final brutCapital final netPerte vs zéro frais
Trade Republic (plan programmé)0 €0 €0 €34 819 €34 819 €0 €
XTB (sous 100 k€/mois)0 €0 €0 €34 819 €34 819 €0 €
DEGIRO (ETF core)1 €0 €120 €34 819 €34 699 €120 €
Banque traditionnelle moyenne0,5 % + 8 € min0,4 %/anenviron 1 850 €34 819 €32 970 €1 849 €

Le delta atteint 1 849 € entre la grille la plus compétitive et celle d’une banque traditionnelle, soit 7,7 % du capital versé. Sur 20 ans aux mêmes conditions, l’écart se creuse à environ 6 800 €. C’est mathématique : chaque euro de frais payé est un euro qui ne capitalise plus.

Au-delà des frais affichés, l’investisseur doit surveiller les frais cachés : spread sur les ordres au marché, coût de change si achat en USD, retraits internationaux, frais de transfert sortant. Une étude de l’AMF de 2024 sur les frais des PEA bancaires montrait que les frais cumulés moyens d’un PEA en banque traditionnelle peuvent atteindre 1,5 % à 2 % par an du capital géré, contre moins de 0,1 % chez les courtiers en ligne low cost.

Ce différentiel justifie à lui seul l’arbitrage entre banque traditionnelle et courtier en ligne pour un investisseur passif. Pour un dirigeant qui valorise la centralisation banque-bourse, Fortuneo et BoursoBank offrent un compromis acceptable, avec des frais sous 0,5 % par ordre et 0 € de droits de garde.

Sécurité des fonds : FGDR, ségrégation et vérification AMF

La sécurité des fonds repose sur trois mécanismes complémentaires : la garantie du FGDR (Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution), la ségrégation des actifs chez le dépositaire, et la régulation AMF/ACPR. Tous les courtiers cités dans cet article disposent d’au moins un de ces niveaux de protection, mais les seuils diffèrent.

Le FGDR français garantit les titres conservés chez un teneur de compte agréé en France jusqu’à 70 000 € par client par établissement. La garantie des dépôts en espèces associée s’élève à 100 000 € si le compte est tenu par une banque, ou 70 000 € si le compte est tenu par une entreprise d’investissement. Cette garantie ne couvre pas la perte de valeur des titres, uniquement leur disparition (fraude, défaillance du dépositaire).

Pour les courtiers étrangers opérant via passeport européen (XTB côté KNF polonais, DEGIRO côté BaFin allemand puis AFM néerlandais, Revolut côté Banque de Lituanie), c’est le système de garantie du pays d’origine qui s’applique. Revolut Securities Europe UAB est couvert par le régime lituanien à hauteur de 22 000 € par client via le fonds de garantie des investisseurs lituanien.

La ségrégation des actifs est le mécanisme par lequel les titres détenus pour le compte des clients sont juridiquement séparés du bilan du courtier. En cas de faillite du courtier, ces titres restent la propriété des clients et peuvent être transférés vers un autre établissement. Tous les courtiers cités appliquent cette ségrégation, conformément à la directive MiFID II.

Pour vérifier si un courtier est agréé, trois sources à croiser systématiquement : la liste blanche AMF, le registre Regafi de l’ACPR et la liste noire AMF. Un courtier absent de la liste noire mais présent sur Regafi avec une autorisation valide est considéré comme habilité à fournir des services en France.

Quel est le meilleur site pour investir en bourse selon son profil ?

En 2026, le meilleur site pour investir en bourse dépend strictement du profil. Trade Republic et Fortuneo pour débuter avec un PEA, Revolut pour commencer sans quitter son application bancaire, XTB pour les ETF sur PEA, DEGIRO pour le compte-titres low cost, Saxo et Interactive Brokers pour les profils avancés. Les frais récurrents pèsent plus que la performance brute sur le long terme : une grille à zéro frais peut générer plus de 1 800 € de capital supplémentaire sur 10 ans par rapport à une banque traditionnelle moyenne pour un versement de 200 € par mois.

Pour un dirigeant, l’arbitrage entre investissement en nom propre (PFU 31,4 %) et investissement via la société (IS 15 % jusqu’à 42 500 €) dépend de l’horizon et de la destination des gains. La vérification de la régulation sur Regafi et la consultation des listes AMF restent les deux gestes de base avant toute ouverture de compte.

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FAQ : meilleur site pour investir en bourse

Quel est le meilleur courtier en bourse pour un débutant en France en 2026 ?

Pour un débutant français en 2026, Trade Republic, Fortuneo et Revolut sont les trois options les plus adaptées. Trade Republic propose un PEA à 1 € par ordre, des plans programmés gratuits et une interface mobile simple. Fortuneo, banque en ligne régulée par l’ACPR, offre 0 € sur le premier ordre mensuel sous 500 €. Revolut permet de commencer à investir en actions et ETF dès 1 € depuis son application bancaire existante, sans ouvrir de compte chez un courtier dédié.

Quelle est la différence entre un PEA et un compte-titres ordinaire ?

Le PEA (Plan d’Épargne en Actions) est plafonné à 150 000 € de versements et limité aux actions européennes et ETF éligibles, mais bénéficie d’une exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans (seuls les prélèvements sociaux à 18,6 % restent dus en 2026). Le compte-titres ordinaire (CTO) n’a pas de plafond et accepte tous les actifs financiers mondiaux, mais ses gains sont taxés au PFU global de 31,4 % en 2026 (12,8 % IR + 18,6 % prélèvements sociaux).

Comment vérifier si un courtier est agréé par l’AMF ?

La vérification se fait en croisant trois sources officielles : le registre Regafi de l’ACPR (regafi.fr) qui liste tous les agents financiers autorisés en France, la liste blanche AMF des prestataires de services sur actifs numériques (PSAN), et la liste noire AMF des sites non autorisés. Un courtier doit détenir un agrément AMF ou ACPR, ou un passeport européen valide d’un régulateur de l’Union, pour commercialiser ses services en France.

Peut-on investir en bourse depuis une société (SASU, SAS) ?

Oui, une SASU, SAS ou SARL peut ouvrir un compte-titres au nom de la société et investir sa trésorerie excédentaire en bourse, à condition que l’objet social l’autorise. Les gains sont soumis à l’impôt sur les sociétés (15 % jusqu’à 42 500 €, 25 % au-delà) et non au PFU. Tous les courtiers n’acceptent pas les comptes personne morale : Saxo Banque, Bourse Direct et Interactive Brokers le permettent, alors que Trade Republic, XTB et Revolut ne l’autorisent pas en 2026.

Trade Republic ou DEGIRO : lequel choisir en 2026 ?

Trade Republic est préférable pour un investisseur français qui veut un PEA et utilise les plans d’investissement programmés (gratuits), avec une licence bancaire allemande depuis décembre 2023. DEGIRO convient mieux à un investisseur sur compte-titres uniquement, avec une sélection ETF “core” à 1 € de frais administratifs et un accès à 50 places boursières. DEGIRO ne propose pas de PEA, ce qui est rédhibitoire pour optimiser la fiscalité française.

Quelle fiscalité s’applique aux gains boursiers en France en 2026 ?

En 2026, les gains du compte-titres ordinaire (plus-values et dividendes) sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux suite à la hausse de la CSG de 1,4 point votée pour 2026. Le contribuable peut opter pour le barème progressif si plus favorable. Les gains du PEA après 5 ans de détention sont exonérés d’IR, seuls les 18,6 % de prélèvements sociaux s’appliquent.

Quel est le courtier le moins cher pour les petits ordres (moins de 500 €) ?

Pour les ordres inférieurs à 500 € en 2026, quatre courtiers sont à zéro ou quasi-zéro frais effectif : XTB (0 € de commission jusqu’à 100 000 € mensuels), Trade Republic via plan programmé (0 €), Fortuneo sur le premier ordre mensuel de la formule Starter, et Revolut pour les 3 premiers ordres mensuels sur le plan Standard. DEGIRO facture 1 € par ordre sur Euronext Paris, ce qui reste compétitif mais représente 0,2 % sur un ordre de 500 €.

Comment déclarer ses revenus boursiers aux impôts en France ?

Les plus-values mobilières et cessions de valeurs mobilières se déclarent via le formulaire 2074-CMV (cession de moins-values), annexé à la déclaration de revenus 2042. Pour les revenus 2025 à déclarer en 2026, l’imprimé se remplit intégralement en ligne sur impots.gouv.fr, plus de version papier. Les courtiers français comme Fortuneo, BoursoBank ou Bourse Direct fournissent un imprimé fiscal unique (IFU) qui simplifie cette déclaration. Les courtiers étrangers (DEGIRO, Trade Republic, eToro, Revolut) exigent souvent un retraitement manuel.


Cet article est à caractère informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Tout investissement en bourse comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Avant toute décision d’investissement, l’équipe Business Trendz recommande de consulter un conseiller en gestion de patrimoine indépendant ou un expert-comptable spécialisé pour les questions relatives à la fiscalité d’entreprise.